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L’exercice protège du cancer du sein dès la puberté  (Santé) posté le vendredi 30 mai 2008 14:45

Le risque peut même diminuer de plus de 50 % chez celles qui sont physiquement très actives (trois à quatre heures d’exercices vigoureux par semaine). Par contre, on était moins certain de l’effet protecteur de l’exercice dans le cas du cancer du sein qui survient avant la ménopause, un type de cancer souvent plus agressif et donc plus difficile à traiter.

Or, voilà qu’une étude d’envergure publiée dans The Journal of the National Cancer Institute nous apprend que l’exercice diminue aussi le risque de développer un cancer du sein avant la ménopause chez les femmes qui ont pris cette bonne habitude très tôt.

Menée auprès de 65 000 infirmières âgées de 24 à 42 ans, l’étude a démontré que celles qui ont été physiquement actives entre 12 et 25 ans diminuaient de 23% leur risque de développer ce type de cancer comparativement aux femmes qui ont été sédentaires pendant la même période.

Les auteurs de l’étude croient que l’exercice protège les jeunes femmes contre le cancer du sein parce qu’il agit comme un anti-oestrogène naturel. Précisons que les oestrogènes ne causent pas le cancer du sein, mais ces hormones stimulent la division des cellules ou mitoses dans le sein, notamment. En présence d’un îlot de cellules précancéreuses, plus il y a de mitoses, plus il y a un risque qu’un dérèglement malin survienne.

L’effet anti-oestrogène de l’exercice s’explique de deux façons. Premièrement, celui-ci aide à maintenir un poids santé en augmentant la dépense calorique hebdomadaire. Ce qui fait que les femmes physiquement actives ont des réserves de graisse moins importantes que les femmes sédentaires.

Or, ces réserves sont une source importante de production d’oestrogènes. Les cellules grasses peuvent en effet, sous l’action d’une enzyme, fabriquer de l’estradiol, la forme d’oestrogène la plus active dans la division cellulaire. Bref, si les réserves de graisse sont petites, il y a moins d’oestrogènes dans le sein.

Deuxièmement, l’exercice diminue la quantité d’oestrogènes produite par les ovaires, ce qui réduit le nombre de cycles menstruels que la femme aura dans sa vie. Ainsi, à l’âge de la puberté, l’exercice retarde d’environ deux ans le déclenchement des règles chez les jeunes filles physiquement très actives. Les cas, assez fréquents, d’arrêt des menstruations ou de menstruations irrégulières chez les athlètes confirment d’une façon spectaculaire que l’exercice ralentit la production d’oestrogènes dans les ovaires. Par exemple, 42% des marathoniennes de haut niveau vivent un arrêt temporaire des menstruations contre seulement 2 % chez les joggeuses occasionnelles.En somme, il y a des facteurs de risque qu’on ne peut pas contrôler, par exemple une histoire familiale de cancer du sein. Mais il y en a d’autres qui dépendent de nous. Faire de l’exercice et conserver un poids santé compte parmi ceux-là.

 Cet article provient du site @RT Flash

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L’activité physique réduit les risques de maladies et rallonge la vie  (Santé) posté le vendredi 11 avril 2008 19:16

L’activité physique régulière, même d’intensité modérée, est excellente pour la santé, réduisant le risque de nombreuses pathologies et rallongeant donc la vie, selon une analyse menée sous l’égide de l’Inserm. Pour cette "expertise collective" demandée en 2006 par le ministère des sports, l’Institut national de la santé et de la recherche médicale a demandé à une quinzaine d’experts -médecins, chercheurs, psychologues, sociologues, physiologues- d’étudier les données nationales et internationales disponibles. En est sorti un point en 812 pages sur les effets sur la santé de l’activité physique, présenté à la presse.

Selon les experts, seulement 47 à 63 % des Français d’âge adulte pratiquent une activité physique -de la simple marche au sport de compétition- à un niveau favorable pour la santé. Les hommes en font plus que les femmes, les habitants des villes plus que ceux des campagnes, les diplômés plus que ceux qui ne le sont pas. Les plus aisés ont accès à des salles, ce qui entraîne une activité plus régulière.

Et pourtant, les bienfaits pour la santé d’une activité physique sont indéniables : prévention ou traitement des maladies cardiovasculaires, prévention du diabète, outil thérapeutique performant pour la broncho-pneumopathie chronique osbtructive des fumeurs, prévention du cancer du colon ou du sein...

Les personnes âgées y gagnent de la masse musculaire et osseuse. L’activité physique freine aussi le déclin cognitif, et elle préviendrait la maladie d’Alzheimer.

Les études fixent des niveaux minimum : 30 mn cinq jours par semaine d’une activité physique modérée ou 20 mn trois fois par semaine d’une activité intense, et le double pour les jeunes. Une activité de renforcement musculaire est recommandée, ainsi que, pour les personnes âgées, des exercices d’équilibre.

Dans sa dimension proprement sportive, l’activité physique présente quelques risques : les traumatismes bien sûr, de la tendinite aux fractures, et aussi l’addiction, notamment chez les adeptes du jogging ou du body building. Mais celle-ci ne concerne que 4 % de ceux qui pratiquent un sport.

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Le surpoids augmente le risque de cancer  (Santé) posté le vendredi 29 février 2008 17:50

Le surpoids augmente le risque de développer diverses formes de cancer, mais pas les mêmes chez les hommes et les femmes. C’est ce qui ressort d’une étude de l’Institut de médecine sociale et préventive (ISMP) de l’Université de Berne, publiée dans la revue "The Lancet". Si le lien entre surpoids et risque accru de cancer est devenu une évidence ces dernières années, l’étude de l’ISMP, menée avec des chercheurs de Manchester, étaie et détaille cette relation. "Nous avons constaté pour la première fois des risques de cancer plus élevés et différents chez les hommes et les femmes en surpoids que chez les personnes de poids normal et entre les diverses régions du monde", précise Marcel Zwahlen, chef de l’Unité de soutien à la recherche de l’ISMP. L’étude montre qu’une augmentation de l’indice de masse corporelle (IMC) entraîne chez les deux sexes un net accroissement du risque de cancer de l’oesophage, de la thyroïde, des reins et de l’intestin.

Chez les hommes, le surpoids accroît en outre le risque de cancer de la peau. Il existe par ailleurs un lien entre surcharge pondérale et leucémies et engorgements lymphatiques. De leur côté, les femmes en surpoids présentent un risque plus élevé de développer un cancer du sein après la ménaupose, un cancer du col de l’utérus, de la vésicule biliaire ou du pancréas. Les Asiatiques en surcharge pondérale sont en outre nettement plus exposées au risque du cancer du sein que les Européennes ou les Nord-Américaines. Les causes de ces différences sont encore inconnues, avouent les chercheurs. Elles devront faire l’objet d’études complémentaires.

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Cancer : l’effet protecteur de l’activité physique confirmé  (Santé) posté le vendredi 15 février 2008 16:33

Les évidences du rôle de l’activité physique pour prévenir le cancer, voire participer à son traitement, sont très abondantes dans la littérature scientifique mondiale. À la lumière de ces multiples études, les cancers du sein, du côlon, de l’utérus et de la prostate sont ceux qui semblent récolter la plus grande protection de l’activité physique.

Dans la littérature scientifique, le lien entre l’activité physique et le risque d’apparition d’un cancer est apparu le plus fort dans le cancer du côlon, où la diminution du risque atteignait de 40 à 50 % chez les personnes les plus actives. Le transit de toutes les matières alimentaires dans le côlon est plus court chez les personnes plus actives. Chez les personnes sédentaires, la muqueuse du côlon est par contre plus longtemps en contact avec les acides biliaires qui sont sécrétés durant la digestion et qui peuvent induire l’apparition de tumeurs.

L’épidémiologiste Christine Friedenreich, de l’Alberta Cancer Board, qui est aussi professeure à l’Université de Calgary, mène des études sur les liens possibles entre l’activité physique et les cancers du sein, de la prostate et de l’utérus depuis 14 ans. À la suite de vastes études dans lesquelles elle a comparé des individus qui souffraient d’un cancer à d’autres qui n’en étaient pas encore atteints, elle a découvert que les femmes qui avaient été actives durant toute leur vie voyaient leur risque de cancer du sein diminuer de 42 %.

Chez celles qui avaient été sédentaires avant la ménopause mais qui étaient devenues actives après, la réduction du risque atteignait 40 %. « Cela est très intéressant du point de vue de la santé publique, car cela veut dire que, même si vous étiez inactives avant la ménopause, vous pouvez encore bénéficier d’une réduction du risque de cancer du sein si vous êtes plus actives après la ménopause, fait remarquer la chercheuse.

Or, on pensait a priori que les femmes qui avaient été actives avant la ménopause étaient mieux protégées, car on croyait qu’une activité physique intense pouvait influencer la développement des seins, sachant que les filles qui font beaucoup de gymnastique, d’athlétisme ou de ballet présentent souvent un retard au niveau de leurs règles et traversent fréquemment des périodes d’anovulation. En clair, elles subissent moins de stimulation de la part des hormones sexuelles féminines que sont les oestrogènes et on croyait que cela pouvait les protéger pour la vie. Mais le bénéfice tiré par ces premières années d’activité physique ne s’est pas avéré aussi important que prévu. »

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Obésité : 17 % des adultes et 3,5 % des enfants sont concernés en France  (Santé) posté le vendredi 21 décembre 2007 14:36

En France, près de la moitié des adultes sont en surpoids et 17 % sont obèses, selon la dernière étude nationale nutrition santé (ENNS), qui déplore une consommation toujours insuffisante de fruits et légumes. La proportion d’enfants obèses est de 3,5 %. D’après cette étude réalisée par l’Unité de surveillance et d’épidémiologie nutritionnelle (USEN), 57 % des hommes et 41 % des femmes sont en surpoids. Parmi eux, 17 % sont obèses. Chez les enfants, 18% sont en surpoids, dont 3,5 % sont obèses. Ces chiffres sont comparables aux prévalences observées au début des années 2000.

Cette étude, réalisée en 2006 auprès de 3.115 adultes et 1.675 enfants, révèle que 35 % des adultes et 58 % des enfants sont de petits consommateurs de fruits et légumes, avec moins de 3,5 portions par jour. Or, le Programme national nutrition santé (PNNS) lancé en 2001 s’est fixé comme objectif moins de 45 % de petits consommateurs. Il est recommandé de manger cinq fruits et légumes par jour.

Les apports en lipides sont par ailleurs trop élevés chez 65 % des adultes et 59 % des enfants. La moyenne des apports en sel est de 8,5g par jour chez les adultes et 6,9g par jour chez les enfants. Dans ce cas, l’objectif de 8g par jour en moyenne est globalement atteint.

Enfin, les deux tiers des adultes et des adolescents affirment pratiquer quotidiennement une activité physique équivalente à au moins 30 minutes de marche rapide. Mais, selon l’étude, le temps moyen passé devant un écran, qu’il s’agisse de la télévision, d’un ordinateur ou de jeux vidéos, est de trois heures ou plus chez 53 % des adultes et 39% des enfants de trois à 17 ans.

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